27.9.04

La France est fière d'exhiber son trou

Une information trouvée sur le site de l'Association de Défense des Assurés Sociaux et relayée par Chitah sur Chacun pour soi.

Le Canard enchaîné du 22 septembre s’intéresse à l’assemblée générale de l’Association internationale de Sécurité sociale (AISS), qui s’est tenue en Chine au début du mois. Le journal constate que "180 dirigeants français des caisses de protection sociale ont séjourné, aux frais de la princesse, dans les plus luxueux hôtels de Pékin", alors que les représentants allemands n’étaient que 30, ou les américains, 25.

"A croire que la France est fière de pouvoir exhiber son trou de la Sécu devant la terre entière", note le Canard.

"Le premier jour, le 12 septembre, les travaux n'ont été ouverts qu'à 16h30 pour se terminer par un coquetèle à 18 heures. Les 13, 14, 15 et 16 septembre ont été réservés à des cogitations de commissions techniques. Ce qui a permis aux congressistes, peu intéressés par ces bavardages, de s'initier aux beautés de la Cité interdite. De même n'était-il pas indispensable de consacrer son après-midi du 17 à suivre l'exposé - certes passionnant - sur la Sécurité sociale en République populaire de Chine. Enfin, les débats, qui devaient en principe se clore le 18 septembre, ont pris fin la veille."

"Selon l'un des anciens patrons français de la Sécu, cette part essentielle prise par la France au rayonnement de son système de protection sociale a coûté au bas mot 700 000 €."

"En 1995, au moment où les Français défilaient contre le plan Juppé, 135 représentants de la Sécu, s'étaient gobergés à Bali, à l'occasion d'un symposium du même tonneau. En fait d'économies, la Sécu provoque plutôt des tours de vices."

Ces 700 000 euros seraient donc le prix du rayonnement de la France ! La Sécu française rayonnerait-elle ?? En effet, d'après le physicien Stephen Hawking les trous noirs rayonnent, et la Sécu française, c'est un sacré trou noir qui aspire tout ce qui s'approche d'elle, sans espoir de retour ; le rayonnement qui en sort est infime, mais la destruction est assurée (y compris sa propre destruction, puisqu'on pense que les trous noirs finissent par s'évaporer).

25.9.04

Solidarité obligatoire = amour obligatoire

Je vous recommande chaudement le site d'un libertarien, Mickaël Mithra, heresie.org, qui propose de nombreux textes intéressants, dont un a particulièrement retenu mon attention : petit dialogue sur la solidarité obligatoire.

Il démontre que la solidarité obligatoire est fondamentalement et intrinsèquement immorale, qu'elle ne se justifie que par l’emploi de la violence, et qu'elle est inséparable du nationalisme (parce qu'on n'a pas encore réussi à convaincre les Japonais ou les Russes de cotiser eux aussi à notre chère - si chère - Sécurité sociale française).

Le passage le plus croustillant est celui dans lequel il répond à un contradicteur qui soutient l'idée d'un droit pour chacun à un minimum vital. Cet argumentaire fondé sur la notion de droit au minimum vital s’appliquant en particulier à l’amour, tous ceux qui se déclarent amoureux et qui constatent une absence de réciprocité devraient bénéficier de ce "minimum vital d'amour". Par conséquent, il serait légitime de forcer une personne à avoir des rapports sexuels avec ceux ou celles qui sont amoureux d’elles. Si on admet que la solidarité obligatoire se justifie, on doit dans ce cas accepter moralement le "viol légal".

Cela pour montrer que toutes les contributions obligatoires sont intolérables, le fait que les contributeurs les ressentent comme telles en est une preuve suffisante. La solidarité forcée est en fait à la vraie solidarité ce que la prostitution ou le viol sont à l'amour véritable.

22.9.04

Quelle égoïste je suis...

Cela n'a pas manqué, quelqu'un de ma famille m'a traitée d'égoïste parce que je voulais quitter la Sécu... S'en est suivie une explication à bâtons rompus.

Il y a deux sortes d'égoïsmes, celui qui consiste à dire "je m'occupe d'abord de mes affaires avant de m'occuper de celles des autres" (j'appelle ça égoïsme libéral) et l'autre qui consiste à dire "je veux que les autres s'occupent de mes affaires à ma place, parce que ça m'arrange bien" (je l'appelle égoïsme collectiviste).

Ce qui nous conduit aux deux sortes d'altruismes, l'altruisme libéral : "je m'occupe des autres quand je le peux et si je le veux" (par le bénévolat, les dons, la solidarité volontaire) et l'altruisme collectiviste :"je m'occupe des autres quand on m'y oblige" (impôts, solidarité forcée, cotisations obligatoires).

L'égoïsme collectiviste est de nos jours le plus répandu, entretenu par l'Etat, les syndicats, les politiciens démagogues, sous prétexte de solidarité. Il ne peut exister sans son pendant, l'altruisme collectiviste, qui mène à l'assistanat, à l'irresponsabilité et à l'esclavage soft version social-démocrate. Dans le cas de la SS à la française : à un déficit abyssal, au gaspillage, à l'appauvrissement de tous.

Une personne qui paye son assurance santé pour elle-même et pour sa famille : égoïsme libéral (égoïsme en apparence, car elle mutualise en fait les risques avec des milliers de personnes assurées elles-aussi).

Une personne qui cotise à la SS, avec dix ayant-droits qui sont couverts sans devoir cotiser : égoïsme collectiviste (sous le paravent de la "générosité" et de la "solidarité" nationale, bien sûr). J'ai le "droit" d'avoir des enfants, et la société a obligation de s'occuper d'eux !

Je vous laisse conclure lequel des deux est le plus moral, l'égoïsme collectiviste ou l'égoïsme libéral.

17.9.04

Troisième réponse de ma DRH

Résumé des épisodes précédents pour ceux qui arrivent seulement : ma DRH refuse que je souscrive une assurance santé privée en remplacement de l'assurance-maladie des salariés. Dans ses lettres elle invoque tour à tour la territorialité des lois, le régime "légal", la solidarité nationale et le droit divin du patron de décider à la place du salarié pour les affaires qui le concernent pourtant personnellement et exclusivement.

J'avais recentré mon discours, dans mes lettres précédentes, sur l'ordonnance du 19 avril 2001, qui permet à tout un chacun de s'assurer où il veut en matière de santé, retraite et chômage. La DRH en nie tout effet, en déclarant que cette ordonnance permet seulement de s'assurer auprès des mutuelles complémentaires et donc qu'elle n'apporte rien de nouveau ! Un bon gros mensonge. On se demande bien à quoi pourrait alors servir cette loi, et pourquoi le MLPS a oeuvré pendant dix ans pour la transcription de cette directive européenne, qui offre la possibilité pour tout assureur dûment agréé de couvrir n'importe quel risque et qui affirme qu'il est nécessaire de supprimer tout monopole dont jouissent certains organismes dans certains États membres pour la couverture de certains risques.

D'après les juristes du MLPS, le comportement de ma DRH, s'il se confirmait, serait qualifié des doux termes d'entrave à l'exercice d'un droit, de discrimination, d'extorsion de fonds, et relèverait du pénal (au secours Maître eolas !).

Que faire ? Que conseille le MLPS à ceux qui sont dans mon cas - nombreux, car les grandes entreprises refusent toute discussion et se contentent de relayer le plaidoyer pro domo de l'URSSAF, évidemment tout à fait partisan, le geôlier n'étant pas disposé à relâcher ses captifs ? Il conseille de s'adresser à un avocat spécialisé en droit social (lié au MLPS) pour mettre la DRH devant ses responsabilités. Contacté par téléphone, l'avocat m'indique qu'on aboutit en général à un consensus avec l'employeur et qu'il ne connaît pas de cas pour lesquels il ait fallu aller jusqu'au tribunal.

J'avoue que j'aurais préféré envoyer moi-même à ma DRH un document juridique un peu dissuasif, pour ne pas dire comminatoire. Il est vrai que l'intervention d'un avocat aura plus de poids, mais elle a également un prix (quelques centaines d'euros), et elle peut signifier le début d'un vrai bras de fer avec l'employeur. Je vais donc réfléchir quelque temps sur le sujet. Etre libérale, c'est d'abord se prendre en charge avant d'aller demander de l'aide à droite et à gauche, n'est-ce pas ?

Pourquoi ne suis-je pas allée directement voir ma DRH pour en causer ? D'abord parce qu'ils sont dans des bureaux à des dizaines de kilomètres de mon lieu de travail, ensuite parce que je préfère garder des traces écrites. Et je n'ai pas envie d'entendre de leur bouche les boniments que leur souffle l'URSSAF (auxquels ils croient peut-être sincèrement).

A tous ceux qui ont peur d'écrire à leur DRH ("ouh là ! je ne veux pas d'ennui avec mon patron") : eh bien vous avez tort ! Ma DRH m'a jusqu'ici répondu très civilement, même si sa réponse est décevante et montre un certain mépris des droits du salarié. Il y a un minimum de confiance entre salarié et employeur, sinon on se sépare (cela m'est arrivé à plusieurs reprises, je ne l'ai jamais regretté). Ecrivez, évitez les e-mails et le téléphone, montrez-leur que vous êtes bien informé(e), sans doute mieux qu'eux.

Ce qui est scandaleux est qu'en pratique l'exercice de ce droit, la liberté sociale, soit limité actuellement à ceux qui savent (avocats, professions de santé...), à ceux qui ont le temps et l'argent, aux forts en droit et en procédure. Pour une fois qu'une loi ouvre une nouvelle liberté, il a fallu que cela soit soigneusement étouffé par les syndicats, les administrations, les politiques, qui ont évidemment tous un très fort intérêt à garder le statu quo, alors qu'ils devraient informer le public. Cette "solidarité" dont ils parlent tellement et au nom de laquelle ils nous ponctionnent, elle s'exerce d'abord entre eux, de façon à perpétuer l'omerta.

Heureusement, le temps travaille contre eux... D'ici quelques années, si on se fie à l'exemple allemand (avec une libéralisation datant de 1996), un nombre non négligeable de personnes seront parties vers une assurance sociale de meilleure qualité, pour un meilleur prix, loin de la banqueroute collective qu'on nous organise aujourd'hui.

14.9.04

Record battu

Dans les Echos d'aujourd'hui un article sur la "reprise en main de l'assurance-maladie par le gouvernement" (ah bon, il ne l'avait pas déjà en main ?).

La Cour des comptes, dont on sait combien elle est utile et combien ses recommandations sont ordinairement suivies, dénonce "la plus forte dégradation financière de l'histoire de la Sécurité sociale". Record battu cette année, mais on espère battre le record à nouveau l'an prochain... Les prestations sociales frôlent les 30% du PIB (où va cet argent ? demandez aux syndicats "gestionnaires" et aux fonctionnaires ou para-fonctionnaires "responsables").

Bref, rien de neuf, ça fait vingt ou trente ans que ça dure. La santé ? ça va mieux que si c'était pire, aurait dit Michel Colucci. Le déficit ? Même pas mal ! L'avenir ? No future ! The flood after us !


11.9.04

Les Français, malades de la Sécu

D'après le Point, "+ 8,7 %, c'est la hausse des dépenses de médicaments lors du premier semestre 2004, selon la Caisse nationale d'assurance-maladie (CNAM). Une hausse supérieure à celle de l'ensemble des dépenses d'assurance-maladie, qui s'élève à 5,9 % pour la même période. "

Cette hausse n'est pas nouvelle, c'est le même phénomène chaque année. Antalgiques et psychotropes restent en tête des ventes. L'explication du vieillissement de la population ou de la cherté de certains médicaments ne tient pas.

Ce qui se passe est que le moral des Français au plus bas, ce que confirme un sondage CSA récent pour La Tribune. Il est vrai que la perspective que leur offre notre Etat Obèse Tout-puissant, Maître de la Pensée Unique Totalitaire, est bien morose : délocalisations, chômage, impôts, déficits en tous genres, poli-toquards collectivistes de droite et de gauche aussi incapables les uns que les autres. Ils ne croient même pas à l'efficacité de la réforme de l'assurance-maladie du bon docteur Douste. Par conséquent ils se gavent de Doliprane, Efferalgan, Dafalgan, Di-antalvic, Stilnox, Deroxat, Temesta, Prozac, etc., qui ne les aident pas davantage à voir la vérité en face - celle du Moloch étatique qui piétine impunément leur liberté et confisque leur propriété.

6.9.04

Achetez de la dette, achetez !

La machine folle ne s'arrêtera pas avant de s'écraser définitivement contre le mur. Le circuit du blanchiment de la dette sociale s'étend maintenant au secteur privé, de façon officielle, comme l'explique cet article des Echos du 19/08/2004.

Des banques privées comblent les découverts quotidiens de la Sécurité sociale

JEAN-FRANCIS PÉCRESSE

Les Français ne le savent pas, mais c’est grâce à des banques privées, françaises et étrangères, qu’ils continuent de percevoir normalement leurs remboursements maladie, leurs pensions de retraite ou leurs allocations familiales.

Pour éviter la cessation de paiements, la Sécurité sociale n’hésite plus à faire appel au secteur bancaire privé, alors qu’elle se contentait, jusque-là, des avances de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Après avoir emprunté, début juin, 3 milliards d’euros à 3 mois à quatre banques, deux françaises (Calyon et CDC Ixis pour 1 milliard d’euros chacune) et deux américaines (JP Morgan et City Group pour 500 millions d’euros chacune), l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss) s’apprête à renouveler l’opération début septembre, pour un montant probablement trois fois plus important. Il s’agit, cette fois, de couvrir les quatre derniers mois de 2004. D’ici à la fin de l’année, les découverts du régime général pourraient encore dépasser, certains jours, les 30 milliards d’euros, car la reprise de la dette 2002-2004 effectuée au 1er septembre ne soulagera vraiment le compte de trésorerie que le 1er janvier 2005.

En plein débat sur la réforme de l’assurance-maladie, que l’opposition disait menacée de privatisation, le gouvernement n’a guère tenu à communiquer sur cette diversification sans précédent du financement de la Sécurité sociale. L’initiative s’inspire, pourtant, d’une pratique depuis longtemps en vigueur dans le régime paritaire d’assurance-chômage Unedic. Surtout, elle permet à la Sécurité sociale d’alléger un peu des charges d’intérêts évaluées à quelque 500 millions d’euros pour cette année. Les conditions financières consenties par les quatre banques retenues en juin sont, en effet, « nettement meilleures que celles de la CDC sur les avances prédéterminées », écrit l’Acoss dans sa dernière lettre interne. Selon nos informations, elles sont inférieures de 0,08 point à celles de la Caisse des Dépôts, ce qui permet à l’Acoss d’économiser 600 000 euros sur trois mois.

Appel d’offres sur-couvert

La Caisse des Dépôts pratique des taux calés sur le taux effectif moyen pondéré du marché monétaire au jour le jour en euro, l’Eonia (2,04 % aujourd’hui). Elle le majore de 0,07 % pour ses avances prédéterminées de 10 milliards d’euros. Or, pour garantir le versement des prestations, l’Acoss a régulièrement besoin d’emprunter à court terme à la CDC des sommes qui ont couramment atteint, cette année, 23 milliards d’euros. Elle est autorisée, par le Parlement, à le faire jusqu’à 33 milliards d’euros.

Avec de tels montants, le moindre gain sur les intérêts est bon à prendre. C’est pourquoi Bercy et la direction de la Sécurité sociale ont suggéré, en début d’année, que l’Acoss mette la CDC en concurrence avec d’autres établissements financiers spécialistes en valeurs du Trésor. Lancé le 19 mai,le premier appel d’offres a été sur-couvert, puisque treize banques privées ont répondu, proposant au total 17,5 milliards d’euros, six fois plus que le montant nécessaire. Preuve que la situation financière d’une Sécurité sociale pourtant lourdement endettée n’inquiète pas plus que cela les banquiers...


Elle n’inquiète pas les banquiers, qui ne jouent qu'un rôle d'intermédiaire, mais elle devrait inquiéter les épargnants, qui risquent bien au final d'être floués. Mais après tout, la sinistre SS reste bien, ce faisant, dans son "coeur de métier", qui est la destruction de l'économie française. Elle ruinera les épargnants qui auront acheté de la dette sociale, après avoir ruiné les Français par ses ponctions vampiriques toujours renouvelées.

3.9.04

Mais qui donc a quitté ?

Les sceptiques ne cessent de demander : "connaissez-vous vraiment quelqu’un qui ait quitté la Sécu ?" (sous-entendu : « vous voyez bien que c’est impossible »).
Non, je ne connais personne directement. Ce que je puis dire avec une bonne certitude est qu’un certain nombre de personnes ont quitté la Sécu :

  • si nous laissons de côté des précurseurs tels que Poucet et Pistre, le docteur Reichman a sans doute été un des premiers, il y a dix ans (dès le premier jour que la directive européenne est passée), avec 19 procès gagnés (certes, il faut aimer la procédure !) ;

  • le docteur Faustin, adhérent du MPLS, l’a quittée au mois de mars 2004 (voir l’article de juillet plus bas) ;

  • un grand nombre de travailleurs frontaliers, les premiers salariés à avoir goûté officiellement à la liberté sociale, sans être entravés par les réglementations soviétiques internes ;

  • un certain nombre d’indépendants et de professions libérales - d’après la rumeur publique ;

  • un certain nombre de chefs d’entreprise (qui peuvent choisir de vivre de dividendes plutôt que de salaires, et donc se soustraire complètement à la Sécu et à la CSG).

    Egalement quelques PME auraient franchi le pas (direction et salariés) et négocieraient des contrats de groupe (assurance maladie, indemnités journalières, accident du travail) avec certains assureurs étrangers.

    Si j’en crois le numéro de septembre de la revue Mieux Vivre Votre Argent (ce nom est tout un programme !), la démarche ne paraît plus du tout aussi extravagante qu’auparavant - les articles parus ces derniers mois ont commencé à banaliser le phénomène. On y apprend au passage que des assureurs français commencent à s’y mettre ! Voici l’encadré que publie Mieux Vivre en page 18, au milieu d’un article « la santé au prix fort » (qui récapitule les nouvelles ponctions apportées par la « réforme ») :

    Peut-on se passer de la Sécu ?

    La loi affirme le « caractère universel et obligatoire » de l’assurance maladie. Mais peut-on être assuré ailleurs qu’à la Sécurité Sociale ? Certains ont sauté le pas pour ne plus payer la CSG, ni la CRDS. La démarche est possible, dès lors qu’on n’est plus assujetti au régime d’assurance maladie, même si l’on est fiscalement domicilié en France. Ces pourfendeurs valident leur démarche en s’appuyant sur les directives européennes, transcrites dans le droit français en 2001, qui institueraient la possibilité pour tout assureur exerçant sur le sol européen de proposer un contrat d’assurance santé au premier euro. En somme, de court-circuiter la Sécu. Des assureurs étrangers proposent ce type de contrat, mais aussi des grossistes français comme April ou Solly Azar, en toute discrétion, il est vrai.


    Eh bien, les « grossistes » ne pourront plus compter sur la discrétion ! Pour les contacter :

  • April : http://www.april.fr/, propose une assurance "Premier Euro" pour les « non assujettis » ;

  • Solly Azar : http://www.sollyazar.com/ propose aux NARO ("non assujettis au régime obligatoire") un contrat au premier euro.


  • Un peu plus loin, Mieux Vivre propose aussi un article sur les complémentaires santé. On y apprend que la consommation médicale annuelle moyenne par habitant en France est de 2346 € (en 2003) et que la sinistre SS rembourse 5 € une paire de lunettes (verres + montures) payée 290 € (sans doute le pire taux de remboursement du monde ! myopes, cotisez-vous !).

    2.9.04

    Le pire système du monde

    Si d'aventure il vous arrive d'aller consulter un médecin spécialiste à 60 €, voire 100 € la consultation, regardez donc comment vous rembourse le "meilleur système du monde" : 16,10 € (70% d'une base de 23 €) - complétés royalement dans mon cas par ma mutuelle d'entreprise (appelée entre nous "Mutuelle des Pauvres") pour 7 €.

    Vous appelez ça une "assurance" maladie ? Une assurance est censée prendre en compte les besoins de ses clients : celui qui a une BMW attend d'autres prestations que celui qui a une Lada. La sécu, ce n'est pas une assurance, c'est une extorsion de fonds, une arnaque : on vous prend un maximum (2 mois de salaire par an) et on ne vous rembourse quasiment rien.

    Les gens sont tellement devenus des moutons prêts à la tonte qu'ils ont perdu tout sens critique et qu'ils se laissent appauvrir sans réagir par ces deux arnaques légales qui ont droit de cité, et qui tirent la France vers le bas depuis des décennies :

  • l'arnaque aux retraites : "je vous prends 1000 €, et si vous êtes sages je vous les rendrai (peut-être) dans 40 ans" ;

  • l'arnaque à la Sécu : "je vous prends 1000 €, et si vous avez quelque besoin en matière de santé je vous en rendrai 10".

  • 25.8.04

    Une leçon suisse

    Un intéressant article canadien (en anglais) sur le système de santé suisse.

    Quelques extraits (librement traduits par moi) :

    Pour éviter que les faits ne viennent contredire vos dogmes, évitez d'aller en Suisse ! La Suisse est un exemple intéressant parce que l'accent y est mis sur la responsabilité personnelle. Les dépenses de santé sont prises en charge à 43% par le secteur privé. Les citoyens choisissent leur assurance dans un marché qui offre en concurrence des plans de santé publics et privés. Les prix sont fonction de l'âge de l'assuré et de l'endroit où il habite, mais pas du revenu. Les résultats sont bons, et plutôt déconcertants pour les thuriféraires des solutions étatiques. Le patient est une source de profit pour les fournisseurs de soins plutôt qu'un fardeau qui doit subir les attentes, l'indifférence, le rationnement que l'on connaît dans d'autres pays. Le coût du système est élevé, mais supportable (11% du PIB).

    On croit rêver quand on regarde ce qui se passe en France... Certes, comparaison n'est pas raison : peut-on comparer un pays, celui de Guillaume Tell, où la liberté a encore un sens, avec une nation soviétique en voie de tiers-mondisation telle que la France ?

    Dans le même ordre d'idées, un article sur le système américain, qui démonte les habituels bobards que nous serinent les collectivistes français : Yzonpa la CQ.

    16.8.04

    Autres lectures de vacances...

    Parmi les "Argumentaires Liberté" de Liberté Chérie, à lire : Réformer l'assurance maladie, avec de bons arguments.

    Le Québecois libre publie une interview de l'excellent Georges Lane au cours de laquelle divers sujets sont évoqués, notamment la Sécurité sociale sur laquelle Georges Lane a écrit un livre non encore publié.

    Deuxième réponse de ma DRH

    Elle m'arrive sur mon lieu de vacances (en France profonde). Comme je le prévoyais la DRH ressort l'argument erroné du "régime légal", tout en évitant à nouveau de s'attaquer de front à l'ordonnance du 19 avril 2001.

    Le tout agrémenté d'un discours soviétoïde moralisateur sur la solidarité et la nécessité de cotiser qui en découle ! A croire que les grandes entreprises privées sont définitivement devenues des suppôts de la propagande étatique collectiviste !

    Je vais répondre en démontant l'erreur du régime soi-disant légal et en rappelant à nouveau l'ordonnance et ses implications pratiques (la liberté d'assurance).

    Je m'attends à ce que, à court d'arguments, ne pouvant plus gagner du temps, ils m'opposent un refus clair et net. Là-dessus, j'aviserai.

    10.8.04

    A votre santé !

    Projetons nous dans quelques années, en France, après LA Réforme enfin définitive de la Sécu.

    Une Assurance Maladie Unifiée (A.M.U) a été imposée par l'Etat Providence. Le meilleur moyen que l'Etat a trouvé pour enrayer le déficit chronique est d'empêcher les gens de tomber malades, donc de contrôler autoritairement leurs choix de vie via, entre autres, la P.M.(Police Médicale) destinée à verbaliser l'individu pour tout comportement dangereux par rapport à sa santé.

    La scène se passe dans le cabinet d'un médecin.

    - Madame Duchant : J’en ai marre des slogans, docteur. Marre des amendes de l’A.M.U et des flics de la P.M.

    - Docteur : Il ne faut pas parler ainsi, voyons ! L’Assurance Médicale Unifiée représente un immense progrès social. Plus de médecine ni d’assurance privées, soins et médicaments gratuits pour tous, n’est-ce pas là le plus bel aboutissement d’un demi-siècle d’efforts humanitaires ?

    - Madame Duchant : Ouais... Splendide, sauf que l’affiliation à l’A.M.U vous coûte le tiers de votre salaire et que les amendes vous pleuvent dessus à chaque coin de rue !

    - Docteur : Logique, ma chère petite, logique. L’A.M.U est un système généreux donc coûteux. Le meilleur moyen de lui éviter les erreurs du passé, de le maintenir en équilibre budgétaire, est tout simplement d’empêcher les gens de tomber malades ou d’avoir des accidents. Ainsi, tout le monde est heureux. En outre, je vous rappelle tout de même que nous sommes en démocratie. L’affiliation à l’A.M.U n’est pas obligatoire...

    - Madame Duchant : Exact ! Sauf que tous les médecins et pharmaciens sont devenus des agents de l’Etat et qu’il leur est interdit de porter assistance à un non-affilié fût-ce pour lui vendre un cachet d’aspirine.

    - Docteur : Normal, Madame Duchant, normal. L’individualisme n’a pas sa place dans une civilisation sociale aussi structurée que la nôtre. Pour dire les choses plus crûment, la liberté est devenue une forme d’hérésie qui doit être découragée pour le bien de tous.

    Tiré de l'excellente BD "S.O.S bonheur" (éditions Dupuis), épisode "A votre santé" (extrait de la page 33), cité dans un nouveau blog libéral, Zonel, créé par Eskoh et blogographe.

    9.8.04

    Lectures d'été

    En été, certains lisent des romans, moi je lis les journaux (en-dehors des vacances j'ai nettement moins de temps pour faire ça).

    1) Le Figaro

    Le Figaro du dimanche 1er août publie dans sa rubrique "Débats et opinions" un article de Bernard Debré (médecin, ancien ministre, élu récemment député de Paris malgré les embûches tendues par l'UMP - une rare victoire de la démocratie contre les politiciens de l'establishment).

    Il est bien sûr au courant de la fin du monopole de la SS, mais il n'en parlera pas. En bon crypto-collectiviste de droite, il ne connaît que la "cohésion nationale", "basée sur la solidarité intergénérationnelle (les retraites par répartition - fraude classique appelée "cavalerie" dans la Banque) et intragénérationnelle (l'assurance-maladie, gouffre sans fond qui relègue les trous noirs au rang de plaisanterie spatio-temporelle)".

    J'ai rarement lu un article aussi schizophrénique !! Bernard Debré est déchiré entre son soutien à la réforme de Doute-Blasé (solidarité politique oblige) et sa lucidité qui lui montre que cette réforme ne résout absolument rien.

    Il approuve tous les points de la réforme, mais il écrit qu'elle n'est "que le début du commencement d'une véritable réforme", le déficit n'étant pas comblé, les gaspillages évités, les structures sociales changées. Sur ce dernier point il préconise de combattre le déclin de la natalité, de supprimer les 35 heures, et de coopérer avec les pays pauvres pour éviter l'immigration "sociale". Bref, comme d'habitude avec nos politiciens de droite, une once de libéral (supprimer les 35 heures) pour 99% de constructivisme étatique (politique familiale, politique de "coopération", politique de l'immigration, etc.).

    Un avertissement prémonitoire : "dans 15 ans, en 2020, la France risque d'être secouée par une véritable révolution, celle menée par les jeunes générations qui refuseront de payer nos dettes, issues de notre égoïsme, de notre imprévoyance".

    Bref, un article qui soulève les vrais problèmes, et apporte de fausses solutions. Outre qu'il ne s'écarte pas de la fixation bien franchouillarde sur la sacro-sainte Sécu ("notre médecine est une des meilleures du monde") et du non moins sacro-saint principe de la solidarité nationale, il a de plus le grave défaut d'encourager à l'apathie et à l'inaction. La ligne d'horizon de Debré, tout au long de son article, tant pour les retraites que pour l'assurance maladie, reste en effet fixée à 2020, date à laquelle il prévoit une "révolution populaire". Mais 2020 c'est très loin pour tout un chacun. Autant dire : "il y a bien un problème, mais rien ne presse". Après nous, le déluge !

    2) Valeurs Actuelles

    Dans Valeurs Actuelles n°3532 du 6 Août 2004, un article ASSURANCE: Ce qui va changer, qui expose très bien, d'après moi, le contraste saisissant entre l'inanité de la réforme et l'habileté politique mise à la faire passer. Le même contraste qu'on peut trouver entre la beauté des palais qui abritent nos princes et l'idiotie des politiques que mènent ces mêmes princes.

    « Cette réforme est celle de la dernière chance pour sauvegarder notre système de soins "à la française", prévient Philippe Douste-Blazy. Si, à terme, les comportements ne sont pas modifiés, nous serons sans doute contraints de mettre en place une franchise en fonction des revenus. »

    En effet, la logique collectiviste ne peut mener qu'à ce genre d'aberration. On a déjà les cotisations proportionnelles au revenu, il ne manque plus que les remboursements inversement proportionnels au revenu ! En lisant ça, il est clair pour moi que tout le monde (sauf les divers assistés et profiteurs du système) a intérêt à quitter le système dès aujourd'hui.

    31.7.04

    Fermeture estivale

    Quand j'ai commencé ce blog, je ne pensais pas que j'allais être si bavarde... J'espère avoir fourni, jour après jour, un peu de matière sur le sujet de la liberté sociale et de la "solidarité" forcée qui nous est imposée par l'Etat depuis presque 60 ans.

    Je prends quelques semaines de congé. A bientôt !

    29.7.04

    Lectures d'été

    A l'approche des vacances d'août, mes posts vont se raréfier, pour reprendre à la rentrée. Voici quelques saines lectures libérales pour vous occuper :

  • Assurance maladie : réforme ou banqueroute (un état des lieux intéressant)


  • 50 années de monopole, 25 réformes, 25 échecs (l'inefficacité du "monopole")


  • Comment échapper au socialisme de la santé? par G. Lane (attention, gros PDF)


  • La Sécu, cancer de la nation, Pierre Lance (contre les politichiens)


  • Sécu : la réforme à un euro (David Victoroff) (ce que vaut réellement la "réforme")


  • Responsabilité et Assurances ou A-Sécurité Sociale (G. Lane) (faux droits, dérives, justice "sociale", assurances, etc.)

  • 28.7.04

    Première réponse de ma DRH

    Elle est enfin arrivée. "Première" réponse, parce que sa teneur laisse augurer de nombreux échanges futurs...

    Une réponse pour le moins alambiquée : soit ils font la bête en cherchant à noyer le poisson comme ils peuvent, soit ils sont sincères et sont totalement ignorants (la première solution me paraît être la bonne). Ils ont cru que je voulais faire jouer une quelconque réglementation européenne à l'encontre de la loi française. Ils écrivent entre autres :

    Nous rappelons que la loi du lieu de travail s'applique, et non celle d'un autre état.
    (...)
    On ne peut par conséquent échapper aux conditions légales d'assujettissement.


    Ils passent soigneusement sous silence l'ordonnance du 19 avril 2001, qui était pourtant au centre de mon argumentation. J'aurais donc tendance à penser qu'ils sont de mauvaise foi.

    Donc ma réponse va consister à rappeler d'abord cette ordonnance, et exclusivement elle (je ne cherche pas à appliquer la loi d'un autre état !), quitte à citer un extrait de la question écrite n°18952 du député du Gard qui en explique la portée (voir mes posts précédents) :

    Cette ordonnance, parue au Journal officiel du 22 avril 2001, sous la directive du Parlement européen, abroge le monopole de la sécurité sociale et permet à tous les Français de s'assurer dorénavant pour les garanties de maladies, de chômage et de retraite dans les assurances, mutuelles ou associations de leur choix.

    Sans être trop paranoïaque, je crois deviner les lignes de défense mises en place par les DRH, destinées à dissuader les salariés de formuler toute envie de quitter la sinistre SS :

    - 1ère ligne : "on est en France ici ! Europe ou pas Europe, c'est la loi française qui s'applique ! Donc vous restez assujettie." (sophisme "non sequitur" classique)

    - 2ème ligne : "la Sécu c'est un régime légal, les directives ne s'appliquent pas ! Donc vous restez assujettie." (le sophisme précédent ne marchant plus, on part cette fois d'une hypothèse fausse pour arriver à la conclusion souhaitée. Il est vrai que le noeud du problème reste cette qualification usurpée de régime "légal", voir mon post à ce sujet).

    - 3ème ligne : "de toute façon on ne veut pas, c'est non ! Donc vous restez assujettie." (les autres lignes de défense étant contournées, on en arrive à la confrontation directe - "argumentum ad baculum", ou loi du plus fort, ce qui révèle la malhonnêteté de celui qui a épuisé tous les arguments fallacieux qu'il avait en réserve).

    Je n'en suis donc qu'à la première ligne de défense. Le chemin risque d'être encore long.

    Je procède toujours par lettres pour bien exposer mes arguments (à éviter : les e-mails ou le téléphone). Dans tous les cas, bien sûr, rester poli(e) et mesuré(e) dans les termes. Inutile de les apostropher en leur disant la vérité, c'est-à-dire qu'ils se font les complices objectifs d'un système de spoliation collectiviste destiné à disparaître un jour dans les poubelles de l'Histoire...

    27.7.04

    Un complot de l'odieux gouvernement ultra-libéral capitaliste

    Dans son dernier post "la lutte" Hervé Duray s'est surpassé - à moins qu'il n'ait recopié un tract syndical ? Sur les panneaux d'affichage réservés aux syndicats dans mon entreprise on trouve fréquemment ce genre de prose (que personne ne lit).

    Camarades,

    Le complot est maintenant dévoilé. L'odieux gouvernement ultra-libéral capitaliste dirigé par le traître Chirac et son valet Raffarin à la solde du MEDEF veulent spolier les travailleurs des masses salariales laborieuses des acquis légués par leurs anciens au dur prix de leur sang. Ils se sont entendus avec les autres profiteurs européens pour tenter de mettre fin au monopole de la Sécurité Sociale. ILS NE PASSERONT PAS !

    Nous n'allons pas les laisser brader cette merveille mise en place à la fin de la guerre par les camarades du glorieux Conseil National de la Résistance. Il est hors de question qu'une internationale de marchands de canons, de parasites capitalistes puisse toucher ne serait ce qu'à un cheveu de ce formidable acquis social chèrement payé par nos camarades résistants.

    Nous devons entrer en résistance nous aussi contre ce programme méticuleux destiné à mettre à genoux le prolétariat français puis européen. Il est temps de nous replonger dans nos racines afin de retrouver la vigueur révolutionnaire de nos prédécesseurs.